De l'industrie à la tendance : la métamorphose de Williamsburg
Symbole mondial de la gentrification et de la culture hipster, Williamsburg est passé en quelques décennies d'un quartier ouvrier rude à l'épicentre absolu du "cool" new-yorkais.
Au début des années 90, les immenses entrepôts abandonnés et les anciennes brasseries le long de l'East River attiraient les artistes de Manhattan, chassés par la flambée de l'immobilier. Ils y trouvaient des lofts gigantesques pour une bouchée de pain, forgeant l'identité alternative et créative du quartier.
Aujourd'hui, les chevalets ont souvent laissé place aux startups, aux boutiques de créateurs de luxe et aux hôtels-boutiques pointus. Pourtant, Williamsburg n'a rien perdu de son énergie bouillonnante. L'art de rue colore toujours les façades en briques, les friperies regorgent de trésors vintage, et la scène culinaire y est l'une des plus excitantes des États-Unis.
S'y promener, c'est capter l'avant-garde de New York : là où naissent les tendances mondiales de la mode, du design et de la gastronomie, tout en profitant d'une atmosphère de "village" indéniable.